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Coloscopie virtuelle
Sante et Beaute

Coloscopie virtuelle : définition, cause, symptômes, traitement

Une coloscopie virtuelle est utilisée pour identifier les signes de cancer colorectal. Elle est également utilisée pour localiser des polypes et des grosseurs de tissus dans le côlon et le rectum, qui peuvent être précancéreux. L’intervention, également appelée coloscanner, fait appel à une tomodensitométrie (TDM) pour construire des images de ces zones, qui constituent le gros intestin. Après le scanner, un ordinateur combine les images du côlon et du rectum pour produire des images internes en deux et trois dimensions. Dans certains cas, une imagerie par résonance magnétique (IRM) est utilisée au lieu d’une TDM.

La différence entre la coloscopie virtuelle et la coloscopie conventionnelle est la façon dont les images du côlon et du rectum sont collectées. La colonoscopie conventionnelle utilise un coloscope qui est un tube long muni d’une lampe. Ce tube souple, qui est placé à l’intérieur du côlon et du rectum, utilise une petite caméra pour envoyer des images des zones vers un écran. La coloscopie virtuelle fait appel à une TDM ou IRM pour prendre des images de l’intérieur du côlon, à partir de l’extérieur du corps.

Utilisation

La coloscopie virtuelle est utilisée pour une détection précoce du cancer du côlon chez les hommes et les femmes. Elle permet au médecin d’examiner le côlon et le rectum pour identifier toutes les zones anormales, qui peuvent indiquer des polypes ou des tumeurs. Grâce à une détection précoce, des polypes peuvent être identifiés et retirés avant qu’ils ne se transforment en cancer. Si le cancer est déjà présent, il y a de grandes chances qu’il soit traitable s’il est détecté de manière précoce.

Recommandations du groupe de travail sur les services de prévention américains (Preventive Services Task Force)

Le Groupe de travail sur les services de prévention des États-Unis (United States Preventive Services Task Force (USPSTF)) recommande un dépistage du cancer colorectal au moyen d’un hémoculte, d’une sigmoïdoscopie ou d’une coloscopie chez les adultes à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à l’âge de 75 ans. Il s’agit d’une recommandation classée A – autrement dit la certitude du bénéfice net est considérable. Le groupe de travail ne recommande pas le dépistage systématique du cancer colorectal chez les adultes âgés de 65 à 85 ans. Le groupe de travail n’inclut pas le coloscanner (ou coloscopie virtuelle) ni le test ADN des selles comme test de dépistage, stipulant qu’on manque de preuves pour juger les avantages et les inconvénients de la nouvelle technologie.

Recommandations de l’Association américaine contre le cancer (American Cancer Society)

L’Association américaine contre le cancer recommande que les hommes et les femmes qui n’ont pas d’antécédents familiaux de cancer du côlon ou d’autres facteurs de risque élevés commencent à faire des dépistages colorectaux à l’âge de 50 ans. Le dépistage tous les cinq ans est conseillé chez les patients qui ont subi un coloscanner. Si vous présentez un risque élevé de cancer du côlon, votre médecin établira un calendrier de dépistage. Les facteurs de haut risque incluent des antécédents familiaux de polypes ou de cancer, un diabète, l’obésité, la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Préparation

Pour permettre au médecin d’avoir des images aussi claires que possible, votre côlon et votre rectum doivent être vidés avant une coloscopie virtuelle. C’est ce que l’on appelle la préparation colique.

  • Vous devrez observer un régime liquide strict un jour ou deux avant l’examen.
  • On vous demandera certainement de ne pas manger ni boire la nuit avant l’examen.
  • Vous devrez prendre un laxatif puissant, et éventuellement un suppositoire, pour aider à vider vos intestins.
  • Il est possible qu’on vous donne un produit de contraste sous forme de comprimé à prendre à la maison. Ce produit de contraste va éclairer votre gros intestin pour aider le médecin à faire la différence entre des selles et un petit polype.

Signalez à votre médecin tous les médicaments que vous prenez au moins une semaine avant l’examen au cas où des changements quelconques ont besoin d’être apportés à votre calendrier de traitement.

Administration

Administration

Une coloscopie virtuelle se pratique généralement à l’hôpital, mais en ambulatoire. Cela signifie que vous ne serez pas hospitalisé(e) et que vous pourrez quitter l’hôpital le jour de l’examen. L’examen prend 10 à 15 minutes et vous n’aurez pas besoin d’être endormi(e). La procédure d’examen est la suivante :

  • Avant l’examen, vous devrez revêtir une chemise d’hôpital.
  • Si vous subissez une coloscopie virtuelle par TDM, il est possible qu’on vous demande de boire un produit de contraste liquide. (Dans certains cas, le produit de contraste se prendra sous forme de comprimé à la maison.)
  • On vous demandera de vous allonger sur une table d’examen.
  • Un mince tube souple sera placé dans votre rectum.
  • Pour les procédures TDM, de l’air ou du dioxyde de carbone seront lentement pompés dans le tube. Cela gonflera le rectum et permettra un examen plus précis.
  • Pour les examens IRM, un produit de contraste est utilisé pour agrandir la zone. Ce produit est administré de manière rectale.
  • La table sur laquelle vous êtes allongé(e) sera glissée dans la machine TDM ou IRM.
  • Votre médecin pourra vous demander de retenir votre respiration pendant quelques instants pour obtenir une image précise.
  • Vous ferez au moins deux passages au scanner, qui dureront chacun 15 secondes.
  • Vous serez scanné(e) tout en étant allongé(e) sur le dos puis sur l’estomac.
  • Après l’examen, vous pourrez évacuer le gaz aux toilettes.
  • Vous pourrez reprendre le travail ou vos activités normales après l’examen.

Risques

Peu de risques sont associés à une coloscopie virtuelle. L’air qui est insufflé dans votre côlon risque de vous faire sentir ballonné(e), mais la sensation devrait se dissiper une fois que vous aurez évacué l’air du corps. Dans de rares cas, certains patients ont une réaction négative au produit de contraste. Bien que cela ne soit pas courant, les réactions modérées peuvent inclure :

  • crampes d’estomac ;
  • diarrhée ;
  • nausées ;
  • vomissements ;
  • constipation.

Les réponses modérées à sévères au produit de contraste, bien que rares, ressemblent à une réaction allergique et peuvent inclure :

  • urticaire ou érythème ;
  • difficultés à respirer ou à déglutir ;
  • angoisse ou confusion ;
  • accélération du rythme cardiaque ;
  • coloration bleuâtre de la peau.

Il existe un risque infime que l’insufflation du côlon puisse provoquer une lésion. L’Association américaine contre le cancer (American Cancer Society) estime que ce risque est bien plus faible avec la coloscopie virtuelle qu’avec la coloscopie conventionnelle. De même, comme avec les autres types de TDM, cet examen vous soumet à une dose minime, mais sans danger, de radiation.

Avantages

Avantages

  • La coloscopie virtuelle ne fait pas intervenir un coloscope, par conséquent elle est plus confortable pour certains patients.
  • Les patients n’ont pas besoin d’être endormis durant une coloscopie virtuelle, ce qui est généralement le cas pour une coloscopie conventionnelle.
  • Les patients peuvent reprendre leurs activités normales après une coloscopie virtuelle. En revanche, les patients ont généralement besoin d’un temps de rétablissement suite à l’anesthésie utilisée lors d’une coloscopie conventionnelle.
  • La coloscopie virtuelle prend 10 à 15 minutes contre 30 à 60 minutes pour la coloscopie conventionnelle.
  • La coloscopie virtuelle permet au médecin d’examiner le côlon qui peut être resserré par un gonflement ou par une tumeur anormale.
  • La coloscopie virtuelle présente moins de risque de déchirure ou de perforation du côlon, que la coloscopie conventionnelle.

Inconvénients

Inconvénients

  • Dans la coloscopie virtuelle, un tube est placé dans le rectum pour le gonfler de gaz. Le gaz n’intervient pas dans une coloscopie conventionnelle.
  • Un médecin ne peut pas retirer un prélèvement de tissu ou un polype au cours d’une coloscopie virtuelle. Si un prélèvement de tissu (biopsie) nécessaire, vous aurez besoin de passer une coloscopie conventionnelle.
  • La coloscopie virtuelle n’est pas aussi sensible qu’une coloscopie conventionnelle pour identifier des polypes de moins de 10 mm de taille.
  • Certains plans d’assurance de santé risquent de ne pas couvrir le coût d’une coloscopie virtuelle.

Résultats

Après votre coloscopie virtuelle, un radiologue examinera les images de TDM ou d’IRM. Si votre médecin n’est pas satisfait des images, il est possible qu’il ait besoin de répéter le scanner ou de vous faire passer un autre type de dépistage.

Les résultats d’une coloscopie virtuelle sont négatifs si aucune anomalie n’est présente dans le côlon. Les résultats du test sont positifs si des anomalies ou des polypes sont identifiés. Si vos résultats sont positifs, votre médecin pourra recommander une coloscopie conventionnelle, au cours de laquelle des prélèvements des tissus anormaux seront obtenus et les polypes pourront être éliminés.

D’autres problèmes abdominaux non associés au cancer colorectal peuvent également être détectés au cours d’une coloscopie virtuelle. Des tumeurs de l’abdomen ou des zones entourant les reins, le foie, le pancréas, ou la rate peuvent être détectées étant donné que ces organes se trouvent près du gros intestin.

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