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Incontinence liée à la pression
Sante et Beaute

Incontinence liée à la pression : définition, cause, symptômes, traitement

L’incontinence liée à la pression se définit par une perte de contrôle de la miction ou une fuite urinaire involontaire. En d’autres termes, il s’agit, dans certaines circonstances, d’une incapacité à contrôler le besoin d’uriner. Ce trouble est à la fois sérieux et extrêmement gênant, susceptible de conduire à un isolement social. L’incontinence liée à la pression se produit généralement lorsque certains types de mouvements physiques compriment la vessie. Le rire, des éternuements, une toux, des bondissements ou exercices vigoureux, ainsi que le fait de soulever un objet lourd sont autant d’activités susceptibles d’entraîner une incontinence liée à la pression. Toute pression infligée à l’abdomen et à la vessie peut conduire à une perte urinaire.

Il est important de ne pas perdre de vue que, dans ce contexte, la pression infligée s’entend strictement dans un sens physique. La pression ou le stress affectif et émotionnel ne constituent pas un facteur dans ce type de trouble urinaire. Le terme de pression fait référence à une tension excessive infligée à la vessie.

Il est important de bien distinguer entre vessie hyperactive et incontinence liée à la pression. Le syndrome de la vessie hyperactive constitue une condition distincte. Dans certains cas, l’hyperactivité de la vessie se combine à l’incontinence liée à la pression : il s’agit alors d’une incontinence de type mixte. Votre médecin pourra pratiquer des examens afin de déterminer la cause de l’incontinence dans votre cas.

Anatomie

Anatomie

La vessie bénéficie du support d’un système musculaire. Le sphincter encercle l’urètre, à savoir le tube qui permet d’évacuer l’urine. Le détrusor est le muscle de la paroi de la vessie (ou calotte vésicale). Il permet l’augmentation du volume de la vessie. Les muscles du périnée (ou plancher pelvien) contribuent également au maintien de la vessie et de l’urètre.

Pour contenir l’urine à l’intérieur de la vessie sans fuites, vous devez être en mesure de contracter vos sphincters. Si les sphincters et les muscles pelviens sont faibles, il est plus difficile de contracter ces muscles. Il peut en résulter une incontinence liée à la pression.

Causes

Aussi bien les hommes que les femmes peuvent avoir des épisodes d’incontinence liée à la pression. Cependant, selon les publications de la National Kidney and Urologic Diseases Information Clearinghouse (NKUDIC), les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir d’incontinence involontaire. (NKUDIC)

Les causes les plus courantes d’incontinence liée à la pression chez les femmes sont la grossesse et l’accouchement (en particulier en cas d’accouchements multiples par les voies naturelles). Lors de la grossesse et de l’accouchement, les sphincters et muscles pelviens sont étirés et affaiblis. Des infections urinaires chroniques peuvent en être responsables. L’âge et des conditions dans lesquelles le patient présente une toux chronique peuvent également conduire à une incontinence liée à la pression. Cette condition peut également être un effet secondaire (à la fois inconfortable et potentiellement embarrassant) d’une intervention chirurgicale au niveau du bassin. L’obésité peut également en être responsable.

Certaines femmes ne souffrent d’incontinence liée à la pression qu’au cours de la semaine avant leurs règles. Selon la NKUDIC, cet état de fait est dû à une chute du taux d’œstrogènes au cours de cette phase du cycle mensuel. L’urètre peut en effet être affaibli par une baisse du taux d’œstrogènes. (NKUDIC) Cette cause est moins courante que les autres facteurs à l’origine de l’incontinence liée à la pression.

Chez les hommes, une hypertrophie de la prostate, ainsi qu’une intervention chirurgicale au niveau de la prostate peuvent constituer des causes courantes d’incontinence liée à la pression. La prostate entoure l’urètre masculin et son ablation peut entraîner une perte de maintien de l’urètre. L’inflammation de la prostate peut entraîner divers types de problèmes urinaires, incontinence comprise.

En cas d’ablation, l’urètre n’est plus maintenu correctement. Cette absence de maintien peut conduire à des fuites urinaires involontaires. (Mayo Clinic)

Autres facteurs de risques d’incontinence liée à la pression : obésité, constipation ou diabète.

Symptômes

Le principal symptôme d’incontinence liée à la pression est la perte du contrôle de la vessie au cours d’une activité physique.

Il est possible que vous perdiez quelques gouttes d’urine, ou bien un flux plus important et involontaire. Ce type de situation peut se produire tandis que vous pratiquez de l’exercice, pendant des rapports sexuels, ou bien encore alors que vous éternuez ou toussez. Il est même possible que le fait de se mettre debout à partir d’une position assise ou penchée puisse infliger une pression supplémentaire à la vessie et entraîner des fuites.

L’incontinence liée à la pression se manifeste de manière unique en fonction de l’individu. Il est possible que les symptômes ne se répètent pas chaque fois que vous participez à l’activité concernée. De même, ces activités qui seront dans votre cas à l’origine de fuites pourront n’avoir aucun effet sur une autre personne également atteinte d’incontinence liée à la pression.

Traitement

Le traitement dépend de la cause sous-jacente au problème. Le médecin va généralement vous aider à prendre en charge cette condition en s’appuyant à la fois sur un ensemble de traitements médicaux et sur des ajustements liés au style de vie.

Thérapie comportementale

L’adoption d’une thérapie comportementale impliquera d’adapter votre mode de vie afin de réduire les épisodes d’incontinence liée à la pression. En cas d’obésité, votre médecin pourra vous conseiller de perdre du poids. Vous pourrez également souhaiter éviter certaines activités (par exemple le jogging ou autres activités physiques impliquant de sauter ou bondir) susceptibles d’entraîner des fuites.

Si vous fumez, il vous sera conseillé d’arrêter la cigarette, la nicotine étant susceptible d’irriter la vessie, elle peut éventuellement contribuer à votre problème. Il est également conseillé d’éviter la caféine et l’alcool, ces boissons étant des produits irritants pour la vessie. Vous souhaiterez éventuellement réduire la quantité globale de liquides que vous absorbez afin de réduire la pression sur la vessie. Les toux constantes des fumeurs peuvent également contribuer au problème de l’incontinence liée à la pression.

Entraînement des muscles pelviens

Chez certaines femmes, un entraînement de la musculation pelvienne (ou du périnée) pourra contribuer à traiter l’incontinence liée à la pression. Les exercices de Kegel vont renforcer les sphincters et muscles pelviens. Pour effectuer un exercice de Kegel, contractez les muscles utilisés pour arrêter le flux urinaire lors de la miction.

Vous souhaiterez éventuellement effectuer des exercices de Kegel quand vous vous trouvez sur les toilettes pour mieux repérer les muscles à utiliser. Une fois l’exercice acquis, vous pouvez le pratiquer n’importe où et n’importe quand.

Si vous avez du mal à acquérir les exercices de Kegel, parlez-en avec votre médecin. Selon les instituts nationaux américains pour la santé (National Institutes of Health), vous serez éventuellement un(e) bon(ne) candidat(e) pour une thérapie de biofeedback (rétroaction ou rétrocontrôle biologique) comme solution de remplacement. (NIH)

Cette thérapie fait appel à des instruments qui aident à reconnaître les stimuli conduisant à certaines réponses du corps, ainsi qu’à les modifier. Dans le traitement de l’incontinence urinaire, ces instruments mesurent la contraction des muscles de la vessie.

La stimulation électrique est un traitement dans le cadre duquel un courant électrique léger est appliqué aux muscles du plancher pelvien. Le courant oblige les muscles à se contracter, imitant par là même un exercice de Kegel. Il est possible que vous soyez en mesure de contracter vous-même ces muscles en repérant exactement ceux qui doivent être sollicités.

Traitements médicamenteux

Plusieurs médicaments s’avèrent très efficaces dans le cadre du traitement des patients atteints d’incontinence liée à la pression. Le NIH indique que l’imupramine (médicament antidépresseur) peut s’avérer efficace comme mode de traitement. Les médicaments anticholinergiques calment les contractions de la vessie également susceptibles de provoquer une incontinence liée à la pression.

Chirurgie

En cas d’incontinence grave au point d’entraver vos activités quotidiennes, votre médecin pourra recommander une intervention chirurgicale. Plusieurs types d’interventions sont possibles, notamment des réparations vaginales ou d’autres interventions destinées à relever la vessie et l’urètre. Ces interventions sont réalisées de manière courante, un chirurgien qualifié sera donc en mesure de vous expliquer les multiples solutions qui s’offrent à vous.

Lors de l’intervention, les médecins vont s’efforcer d’apporter un soutien supplémentaire à l’urètre et à la vessie. Une intervention de fronde va créer une sorte de hamac sous l’urètre à l’aide de vos propres tissus. Selon la clinique Mayo, les frondes sont utilisées plus souvent chez les femmes que chez les hommes. (Mayo Clinic)

L’urologue (à savoir le médecin spécialisé dans les voies urinaires) pourra également choisir d’injecter du collagène directement dans les tissus maintenant l’urètre. Le collagène renforce le muscle du sphincter en augmentant la pression sur l’urètre. L’injection de collagène est l’intervention chirurgicale la moins invasive qui permette de traiter l’incontinence liée à la pression.

L’incontinence liée à la pression est une pathologie traitable. Il n’est pas nécessaire de subir l’embarras de l’incontinence en silence.

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