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Sante et Beaute

Tests de dépistage du cancer de la prostate : définition, cause, symptômes, traitement

La société américaine du cancer (American Cancer Society, ACS) indique qu’il est souhaitable que les hommes prennent, en concertation avec leur médecin, des décisions informées quant à la nécessité de se soumettre à des tests de dépistage du cancer de la prostate. Ce conseil s’explique par le manque de recherche prouvant que les avantages potentiels du dépistage l’emportent sur les effets négatifs des tests et du traitement. L’ACS recommande que les hommes de 50 ans ou plus discutent avec leur médecin des avantages et des inconvénients d’un dépistage. Il est conseillé aux hommes dont le risque de cancer de la prostate est supérieur (Afro-américains ou hommes avec des antécédents familiaux de cancer de la prostate) de commencer cette discussion avec leur médecin dès l’âge de 45 ans.

La plupart des tests de dépistage du cancer de la prostate font partie du processus de diagnostic. Certains sont toutefois utilisés après diagnostic pour déterminer dans quelle mesure le cancer s’est répandu et s’il a gagné d’autres régions du corps (métastasé).

Dosage d’antigène prostatique spécifique (APS)

L’antigène prostatique spécifique (APS) est une protéine fabriquée dans la prostate. Diverses pathologies, et notamment l’infection des voies urinaires, l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et l’instrumentation des voies urologiques, entraînent une élévation de l’antigène prostatique spécifique. Il a néanmoins été démontré que l’élévation de l’antigène prostatique spécifique était liée au cancer de la prostate, de sorte que la mesure des niveaux d’APS constitue un précieux outil de détection du cancer de la prostate. Des études épidémiologiques ont montré que la généralisation du dépistage basé sur les niveaux d’APS coïncidait avec un déclin important des taux de mortalité dus au cancer de la prostate.

Niveaux d’APS : Que signifient-ils ?

Un niveau d’APS inférieur à 4 nanogrammes par millilitre (ng/ml) est considéré comme normal ; entre 4 est 10, il est à la limite de la normalité ; et au-delà de 10, il est élevé. Un niveau élevé d’APS peut être imputable à un cancer de la prostate, mais peut également être indicateur d’une prostatite (inflammation de la prostate) ou d’une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ; il s’agit, dans un cas comme dans l’autre, de deux pathologies non cancéreuses très courantes. Lorsque le résultat d’un dosage d’APS n’est pas normal, d’autres tests doivent être effectués afin de déterminer s’il existe un cancer de la prostate. Les tests d’APS sont également utilisés après un diagnostic positif du cancer de la prostate pour suivre la croissance du cancer et mesurer l’efficacité des traitements.

Controverse concernant le dosage de l’APS

De nombreux cancers de la prostate se développent lentement et atteignent des hommes âgés et des sujets susceptibles de développer d’autres maladies qui constituent une menace plus importante pour leur santé. Il existe, de ce fait, une controverse quant au fait de savoir si un niveau élevé d’antigène prostatique spécifique (APS) ne donne pas souvent lieu à des interventions inutiles destinées à parer à un danger ne constituant pas une menace immédiate pour le bien-être du patient. Certains groupes de défense de patients recommandent des examens réguliers chez les hommes dès 40 ans, alors que d’autres y sont opposés à moins qu’il n’existe des antécédents familiaux décisifs ou d’autres facteurs de risque du cancer de la prostate. Il existe néanmoins désormais des éléments probants incontestables indiquant que le dépistage basé sur l’ASP permet de réduire à la fois le taux de maladie métastatique, ainsi que la mortalité résultant du cancer de la prostate, et les principales organisations médicales recommandent un dépistage basé sur l’ASP.

Toucher rectal

Pour pratiquer un toucher rectal, le médecin insère dans le rectum du patient un doigt ganté lubrifié dans le rectum, dans le but de palper la prostate pour déceler d’éventuelles grosseurs, des points durs ou d’autres anomalies. Cet examen peut contribuer à distinguer l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) du cancer de la prostate ; elle ne permet néanmoins pas de détecter le cancer dans ses phases précoces, lorsque les tumeurs sont trop petites pour être décelées par toucher.

Biopsie

Une biopsie est une procédure chirurgicale mineure lors de laquelle un échantillon de tissu est prélevé pour un examen plus approfondi. Lorsqu’un test de dosage d’antigène prostatique spécifique (APS) ou un toucher rectal fait apparaître une anomalie, une biopsie de la prostate constitue presque toujours l’étape suivante. Lors d’une biopsie de la prostate, un médecin insère une petite aiguille dans la prostate, par le rectum ou le périnée (l’espace entre le rectum et le scrotum) et prélève un petit échantillon de tissu.

Les biopsies sont souvent effectuées en liaison avec une échographie transrectale, pour laquelle une sonde échographique est insérée dans le rectum pour aider à guider le positionnement de l’aiguille. La durée d’une procédure de biopsie de la prostate est d’approximativement 15 minutes. D’ordinaire, elle ne requiert pas d’anesthésie, ou seulement une anesthésie locale, pour insensibiliser le site d’insertion de l’aiguille.

Résultats possibles de la biopsie

Après la biopsie, un pathologiste étudie au microscope les cellules prélevées dans le but de déceler de possibles anomalies. Lorsque des tissus cancéreux sont repérés, un score sur l’échelle de Gleason (de 2 à 10), leur est attribué en fonction de l’apparence plus ou moins anormale des cellules. Plus le score sur l’échelle de Gleason est élevé, plus il est probable que le cancer a gagné d’autres régions du corps.

Une biopsie de la prostate peut également contribuer au diagnostic d’autres anomalies cellulaires qui, sans être cancéreuses à proprement parler, peuvent indiquer la présence d’un risque de cancer plus élevé, notamment de néoplasie intra-épithéliale de la prostate ou une petite prolifération acineuse atypique. Il existe deux types de néoplasie intra-épithéliale de la prostate : à bas et haut grade histologique. La néoplasie intra-épithéliale de la prostate à bas grade histologique n’est pas associée au cancer de la prostate ; néanmoins 20 % à 30 % des hommes présentant un néoplasie intra-épithéliale de la prostate à bas grade ont également un cancer de la prostate ; et 40 % à 50 % des hommes atteints de petite prolifération acineuse atypique ont aussi un cancer de la prostate.

Tests post-diagnostic

Après qu’un cancer de la prostate a été diagnostiqué, divers tests sont utilisés pour évaluer la gravité du cancer et déterminer s’il s’est répandu dans d’autres régions du corps.

Tomodensitogramme assisté par ordinateur

Des rayons X sont utilisés pour réaliser des images tridimensionnelles des tissus et organes à l’intérieur du corps. Ces images sont alors étudiées pour déceler d’éventuels signes de tumeur.

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

Des champs magnétiques sont utilisés pour générer une image similaire à celle du tomodensitogramme. Le tomodensitogramme est plus fréquemment employé, mais l’IRM permet de déceler la présence du cancer dans l’os.

Scintigraphie osseuse isotopique

Un matériau faiblement radioactif est injecté dans le flux sanguin. Ce matériau pénètre dans les tissus osseux endommagés et un appareil de prises de vues détectant la radioactivité crée alors une image des points chauds que le cancer de la prostate a pu atteindre.

Biopsie d’un ganglion lymphatique

Lorsqu’un médecin soupçonne que le cancer de la prostate a métastasé, il peut prescrire ce test qui suppose de prélever des échantillons de tissu de ganglions lymphatique pour les examiner dans le but de déceler d’éventuels signes de cancer.

Scintigraphie de la prostate (ProstaScint)

Il s’agit d’un type de scannographie plus récent, pour lequel un marqueur radioactif est injecté au patient joint à une protéine anticorps qui masque spécifiquement les tissus prostatiques ; ce test permet de repérer des cellules cancéreuses de la prostate ayant migré dans d’autres parties du corps.

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