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Sante et Beaute

Diagnostic du cancer du col utérin : définition, cause, symptômes, traitement

Le cancer du col utérin peut le plus souvent être évité grâce au frottis de dépistage (test de Papanicolaou ou PAP). Et grâce à la généralisation des mesures préventives, le cancer du col utérin est relativement rare aux États-Unis. Il représente la 14ème cause de cancer chez les femmes aux États-Unis, mais le deuxième dans le monde. Pourtant, plus de 12 000 cas de cancer du col utérin sont diagnostiqués chaque année aux États-Unis, et on enregistre près de 3 700 décès annuels. Aux États-Unis, environ la moitié des femmes ayant contracté un cancer du col utérin n’ont pas subi de frottis de dépistage pendant 10 ans ou plus. La majorité d’entre elles ont plus de 30 ans. Malheureusement, les femmes dont le mode de vie est à haut risque et qui courent le plus grand risque de développer un cancer du col utérin, sont aussi celles qui ont le moins de chances d’être testées.

Interpréter les résultats du test

L’un des tests les plus courants pour le dépistage du cancer du col utérin est un examen pelvien appelé frottis de dépistage, au cours duquel est prélevé un échantillon de cellules du col de l’utérus et du canal du col de l’utérus. L’échantillon cellulaire sera analysé et déterminé comme négatif (pas d’anomalie cellulaire dépistée) ou positif (cellules anormales présentes dans l’échantillon). Les résultats positifs peuvent être sources de confusion, c’est pourquoi ils sont expliqués ci-dessous.

Lésion intra épithéliale squameuse (SIL)

Le terme squameux signifie plat ou couvert d’écailles et désigne les cellules pavimenteuses, cellules assez plates présentes dans les couches externes du col de l’utérus. Le préfixe intra- signifie à l’intérieur de et le terme épithélial désigne les cellules de l’épithélium, tissu membraneux qui recouvre le col de l’utérus. Le SIL est lui-même divisé en deux catégories : bas grade et haut grade.

  • Les lésions intra épithéliales de bas grade (LSIL) sont des changements cellulaires légers (dénommés dysplasie légère) qui peuvent se résorber sans traitement, mais peuvent annoncer des lésions précancéreuses plus préoccupantes.
  • Les lésions intra épithéliales de haut grade (HSIL) sont des changements précancéreux qui courent un fort risque de devenir cancéreux en l’absence de traitement. Les lésions de haut grade correspondent à la dysplasie moyenne, à la dysplasie sévère et au carcinome in situ (CIS ou cancer non invasif).

Ces désignations proviennent du système de classification de Bethesda et servent à décrire les résultats anormaux du frottis de dépistage.

Dysplasie et néoplasie intra épithéliale cervicale (CIN)

Le terme dysplasie vient du préfixe dys-, qui signifie mauvais, et le mot grec plasia signifie formation. Comme nous venons de le voir, le préfixe intra- signifie à l’intérieur de, et le terme épithélial désigne le tissu qui recouvre le col de l’utérus. Enfin, le préfixe néo- signifie nouveau, et plasie signifie formation. En regroupant tout cela, la néoplasie intra-épithéliale est la formation nouvelle d’une lésion dysplastique dans le tissu du col de l’utérus. Cette lésion, ou tumeur, sera classifiée comme suit :

  • CIN 1 pour la dyspasie légère
  • CIN 2 pour la dysplasie moyenne
  • CIN 3 pour la dysplasie sévère ou CIS

Il est important de noter que la CIN n’est pas un cancer ; elle révèle seulement la présence de cellules anormales. S’il est dépisté suffisamment tôt, il pourra être traité.

Stadification du cancer

Si votre médecin détermine que vous êtes atteinte d’un cancer du col utérin, l’étape suivante consistera à établir si le cancer s’est étendu, et si oui, dans quelle mesure. Ce processus est appelé stadification . Les médecins ont le choix entre deux systèmes de classification. Le premier est la stadification FIGO (Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique). Le second, plus courant aux États-Unis, est la classification TNM, mise au point par le Comité mixte américain du cancer.

La classification TNM attribue un stade de 0 à IV qui indique l’état général du cancer, et y ajoute des lettres et des chiffres qui indiquent les caractéristique précises de la tumeur. La combinaison de chiffres et de lettres comprenant la lettre T indique l’étendue de la tumeur ; la combinaison comprenant la lettre N indique si le cancer s’est étendu aux noeuds lymphatiques voisins ; et la combinaison comprenant la lettre M indique les métastases – propagation du cancer dans des organes éloignés.

Par exemple, stade IB2 (T1b2, N0, M0) indique que la lésion mesure 3 à 5 mm et en tout cas moins de 7 mm (T1b2), qu’elle est confinée au col de l’utérus, qu’elle ne s’est pas étendue aux noeuds lymphatiques voisins (N0) et qu’elle n’a pas métastasé dans des régions éloignées (M0). Si vous ou l’un de vos proches contracte un cancer du col utérin, demandez au médecin de vous faire connaître le stade TNM ou FIGO afin de pouvoir rechercher des informations relatives à ce stade précis. Le pronostic général du patient dépendra largement du stade du cancer et de la possibilité de résorber celui-ci par la chirurgie et/ou des traitements par médicaments.

Voici un aperçu général des différents stades :

Stade 0 Ce type très précoce de cancer est petit et confiné à la surface du col de l’utérus. Il est parfois appelé carcinome in situ ou cancer non invasif .

Stade I : Au stade I, le cancer a envahi le col de l’utérus, mais il y reste confiné.

  • Stade IA : Il s’agit de la forme initiale du stade I, qui désigne un cancer ne pouvant être observé qu’au microscope.
  • Stade IB: Il s’agit d’un cancer de stade I qui peut être observé sans microscope ou d’un cancer qui ne peut être observé qu’au microscope mais qui s’est étendu sur une profondeur supérieure à 5 mm dans le tissu conjonctif du col de l’utérus.

Stade II : À ce stade, le cancer s’est déplacé au-delà du col de l’utérus, mais il n’est pas parvenu à la paroi pelvienne ni au tiers inférieur du vagin. On distingue le stade IIA et le stade IIB en fonction de l’étendue de la propagation du cancer.

  • Stade IIA : Il s’agit d’un cancer de stade II qui s’est étendu aux deux tiers supérieurs du vagin, mais pas au-delà.
  • Stade IIB : Il s’agit d’un cancer de stade II qui s’est étendu aux deux tiers supérieurs du vagin et à l’utérus, mais pas au-delà.

Stade III : Au stade III, le cancer s’est étendu au-delà du col de l’utérus et de l’utérus, et il peut avoir atteint la paroi pelvienne et/ou la partie inférieure du vagin. On distingue les stades IIIA et IIIB en fonction de l’étendue du cancer.

  • Stade IIIIA Il s’agit d’un cancer de stade III qui a envahi le tiers inférieur du vagin, mais pas la paroi pelvienne.
  • Stade IIIIB Il s’agit d’un cancer de stade III qui s’est étendu à la paroi pelvienne et/ou a produit une tumeur suffisamment grande pour bloquer les trompes qui relient les reins à la vessie. Cela a pu provoquer un trouble de la vessie. À ce stade, les cellules cancéreuses peuvent avoir atteint les noeuds lymphatiques pelviques.

Stade IV : Au stade IV, le cancer s’est étendu à des organes proches du col de l’utérus comme la vessie ou le rectum, ou à d’autres organes comme le foie, l’abdomen ou les poumons. On distingue les stades IVA et IVB, qui indiquent où se trouve désormais le cancer.

  • Stade IVA : Il s’agit d’un cancer de stade IV qui s’est étendu à la vessie ou à la paroi rectale. Il peut aussi avoir atteint les noeuds lymphatiques du pelvis.
  • Stade IVB : Il s’agit d’un cancer de stade IV qui s’est étendu à des organes éloignés, au-delà de la région pelvienne. Il peut avoit atteint les os, les poumons, l’abdomen, le foie ou l’appareil intestinal, par exemple.

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